Un martyr de notre temps

Auteur : Leftah, Mohamed

collection :

date de parution : 23 août 2007

Nouvelles.

13 × 20 cm. 96 p. 10,15 €.

Collection : Littérature.

ISBN : 978-2-7291-1693-4

« Avant d’appuyer sur le détonateur, au lieu du Allah al Akbar retentissant, victorieux, glorieux, qui devait accompagner la déflagration, c’est une dénégation désespérée, un “non” déchirant, qui fusa de la gorge de Chahid pour mourir tout de suite après dans le fracas assourdissant qui secouait le bar sur ses fondations. Ébranlait la terre d’un pôle à l’autre, et engloutissait le genre humain entier qu’elle portait. »

presse

« Il ne faut pas trois pages à Leftah pour décrire le sentiment de liberté invincible qu’éprouve un adolescent au milieu de prisonniers traités comme des bêtes [...] Une galerie de personnages sculptés dans la mémoire, c’est ce que l’écrivain ambitionne d’étaler sous nos yeux, et nous les voyons, nous les reconnaissons, ils palpitent comme poissons dans la nasse. »
Salim Jay, Qantara.

« Qu’il s’agisse de romans ou de nouvelles, ces œuvres ont détonné dans le paysage littéraire. Qu’une voix d’une si profonde maturité, d’une ampleur passionnelle qui vous traîne vers le sublime à travers une promenade cauchemardesque dans les bas-fonds, émerge après des années de silence, et de surcroît en français venant du Caire via un éditeur parisien, n’a pu que sidérer les lecteurs, en état de choc. »
Kenza Sefrioui, Le Journal Hebdomadaire.

« Il y a du Filles et ports d’Europe et encore plus du Jésus la Caille dans ces personnages arabo-berbères, naïfs et troubles, tel ce Zapata justement, viril à l’excès, sodomisant sa protégée, “niquant” un riche touriste danois, avant de “marquer” l’une au couteau, de laisser la police coxer l’autre pour trafic de drogue. Macs justiciers à la façon de Genet, “macs innocemment cruels de mon pays”, constate Leftah à qui il a dû falloir un peu de cran pour évoquer ces sujets sulfureux liés à la sexualité, généralement proscrits par les États musulmans contemporains. »
Jean-Pierre Péroncel Hugoz, Le Monde.

« Dans un roman écrit dans une langue française somptueuse [...] Mohamed Leftah traduit ce langage des fleurs (toutes les putains ou presque portent un nom de fleur) d’un genre pour le moins spécial. »
Anthony Dufraisse, Art Press.

« L’écriture agile, à la fois crue et poétique, de Mohamed Leftah métamorphose des filles ordinairement laides et terriblement vulgaires en déesses des bas-fonds qui s’enivrent de sang de singe."
Hélène Perraudeau, Libération.


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