« Traduire en prose un poète, c’est
manquer au devoir primordial de rendre l’œuvre dans
le registre qui est le sien. Or tout ici réclame, exige,
requiert le vers. D’un bout à l’autre cette
tragédie du deuil et des larmes retentit de plaintes.
Longs lamentos d’Hécube, chants pathétiques
du chœur, hymne funèbre et complainte d’Andromaque,
partout la pièce n’est que tristesse et détresse.
Le décasyllabe, pour les parties lyriques, l’alexandrin,
ailleurs, l’un et l’autre sous leur forme la plus pure,
pouvaient seuls restituer le ton et reproduire la résonance
de cette œuvre unique, la plus belle et la plus émouvante
du dramaturge. »
Jean-Pierre Chausserie-Laprée








































