Xavier Wadden a écrit une pièce adaptée d’un roman de Malcolm Quentin, l’auteur-phare des éditions Loder, mort à la fin des années soixante. Les hasards mondains le mettent en contact avec une femme de théâtre, qui, persuadée de pouvoir en obtenir tout le prestige, décide de la mettre en scène. Les tensions qui en résultent convainquent Xavier de se retrancher plus que jamais dans les coulisses des rapports humains, parmi les êtres qu’il aime et ceux qui lui sont indifférents, entre son ancien amant et sa maîtresse lointaine, laquelle fait scintiller quelque chose comme une échappée définitive. Le Théâtre des sentiments présente une comédie professionnelle à travers le regard d’un écrivain, avec toutes les ramifications de ses attachements farouches, comme sa passion pour l’Italie, et de ses détachements précautionneux d’un certain monde paralittéraire, où c’est à la fois en dépit et à la faveur de conflits et de malentendus qu’aboutissent les ambitions et les rêves.
