Ce volume comprend :
Les Suppliantes
Les Perses
Les Sept contre Thèbes
Prométhée enchaîné
et « L’Orestie » :
Agamemnon
Les Choéphores
Les Euménides
Pourquoi une nouvelle traduction du Théâtre d’Eschyle ? Quelle place veut-elle trouver après celle de Paul Mazon ou celle, plus récente, d’Émile Chambry ? Dimitri T. Analis, qui a entrepris ce long travail, s’est évidemment posé la question : « Le monde, la société, et surtout la relation avec la langue évoluent. Être classique c’est changer constamment. »
Il n’est pas indifférent que Dimitri T. Analis, poète grec ayant adopté le français pour écrire son œuvre, s’attelle à une tâche de cette envergure. La langue grecque, il la parle depuis l’enfance. Les classiques, il les a étudiés à l’école en grec ancien et vu représenter au théâtre Hérode Atticus ou à Épidaure en grec moderne. Que veut-il nous faire entendre ? Qu’une mélodie a survécu et a traversé les millénaires. Que ce théâtre-là peut émouvoir le spectateur d’aujourd’hui. Que simplifié sans être trahi, il a encore des choses à nous dire. Que l’œuvre est vivante et que c’est la tâche des poètes de la soustraire aux érudits et aux universitaires pour la rendre au public pour laquelle elle a été écrite.
