Bao Zhao (c. 416-466). L’un des grands poètes chinois encore méconnu en France. Témoin, et victime, des guerres dynastiques, il assiste aux pires désordres. Son époque est aussi celle du premier âge d’or du bouddhisme et de la critique littéraire. Ses pairs, s’ils s’inclinent devant son œuvre digne des plus hautes, lui reprochent de s’évader de la tradition, pour tenter de résoudre le divorce de l’être et du monde. Né, écrit Michel Kuttler, « sur une rive du Bas-Yangzi, le Fleuve lui donna l’image de l’infini sur lequel nous passons, grandis et déchirés par le voisinage de l’éternel ».




































































