Tout déconcerte et tout étonne dans cette œuvre
qui déploie ses visions à l’intérieur de
formes qu’on croyait inhabitables depuis le « modernisme
» d’Apollinaire ou d’Eliot. C’est aussi que les deux registres
d’une « éloquence » retrouvée,
selon Michael Edwards, font au lyrisme un accompagnement d’ironie
parfois sarcastique, désignant l’homme victime et responsable
de son chaos.
Geoffrey Hill, contempteur de l’histoire, tord
la syntaxe et fait crier les mots enfouis des morts-vivants de
l’exil, tel Ovide, ou de la Marne, Péguy parmi eux.
