La rue Stern est l’ultime refuge de l’écrivain : son imaginaire. Elle traverse le dernier vieux quartier de la Ville, celui-là même dont Madame Lhakariez, la logeuse, dit qu’on ne pourra jamais le détruire, car il est la mémoire de la Ville. Les personnages que l’on y rencontre sont arrivés là au terme d’une fuite ou d’une quête, ou parce qu’ils ne pouvaient aller plus loin. La rue Stern se termine en cul-de-sac au pied du mur d’enceinte qui protège la Ville tout autant qu’il l’emprisonne. C’est sur ce mur que l’écrivain a tracé ces mots : « Notre vie ressemble à la ville inventée : nous en avons chassé les Gueux et les Indiens l’ont désertée. »
