Comme L’Héritage de la nuit et Monsieur d’ailleurs, ses précédents romans parus à la Différence, Le Petit Anarchiste
s’inspire librement d’un fait divers authentique : en novembre
1923, le fils de Léon Daudet, député royaliste
de Paris, Philippe, fait une fugue. Après avoir cherché
à s’embarquer pour l’Amérique, il revient à
Paris et trouve la mort dans des circonstances mystérieuses.
Accident, assassinat ou suicide ? Les avis des historiens divergent.
Au-delà de l’anecdote, Pierre Lepère a voulu écrire
le livre de l’adolescence éternelle. Philippe, poète
insoumis de quatorze ans, cherche, comme Rimbaud son glorieux
aîné, « le lieu et la formule ».
En arrière-plan, est évoqué un monde crépusculaire
dont l’atmosphère rappelle les films en noir et blanc
d’avant guerre, Vigo, Carné ou Duvivier.




























































































































