Ivan Blatný (1919-1990). Originaire de Moravie, il se construit peu à peu, entre les racines et la chair même des langages, une solitude d’enchanteur « babélien ». Mais le chantre ludique de l’absence banale reste à l’affût des fabliaux instantanés qui font reparler une vie enfuie. En 1948, l’irruption de la dictature communiste le contraint de se réfugier en Grande-Bretagne. En dépit de la claustration psychiatrique à laquelle il se voit condamné, Blatný poursuit la composition – comme du coq à l’âne parfois – du mythe irrépressible de la poésie.



























































































































