Il arrive qu’un écrivain consciencieux, classique et intériorisé, veuille sortir de ses gonds. C’est le cas d’Alain Bosquet, dans deux textes comminatoires et mordants, que vingt années séparent. L’ivresse d’écrire a pour vertu de traquer, chez un auteur, ses humeurs et ses excès. Se vouloir le bourreau de son siècle, le temps d’une transe, n’est-ce pas se porter volontaire pour l’échafaud ?
