Publié en 1975 et épuisé depuis longtemps, Omneros est un des grands recueils de Mohammed Dib. « Il peut sembler, écrivait-il, que ces poèmes trahissent la nostalgie d’une autre langue, langue qui n’existe sûrement pas, ou n’existerait qu’à l’état virtuel. Il faut refuser cette idée et les lire comme des poèmes d’amour et plus littéralement de l’acte d’amour. »
Publication du désir
tu reviens dans l’encan des voix
tu ouvres un chemin poudreux
tu instaures la sédition
guerre qui se débauche et brame
tu cries ces légendes d’été
et les dépailles sur les meules
mais entre tes seuls seins et bras
tes seules meutes d’innocence
seuls halliers blondis par les cors
tu agrées cette foudre agile
et la sourde entente des mousses
et les eaux pour en garder trace
