Les pointus, les griffus, les ongulés et pédonculés, sournois et vindicatifs, toute une faune extrême, frappée du malheur d’exister et lâchée dans le vide de l’espace – cauchemar généralisé, sans feu ni lieu. On a vu des hordes de dégénérés, entre extase et agression proliférer sur les murs, à Sérignan, à Gisors, à Grainville-Ymonville, rescapés de l’horreur et de la terreur et diffusant horreur et terreur… » Les Oiseaux d’Irène appartiennent aussi aux cauchemars. Dessinés à la mémoire d’Irène Némirovsky qui mourut à Auschwitz en 1942, ils ont, écrit Claude Louis-Combet, « la pesanteur accablante de l’inassouvissement, pour toute l’éternité de l’amour détruit. Et là-dessus Dado ajoute : le visage d’Irène était d’une beauté fascinante. Ma mère lui ressemblait étrangement, c’était tout son portrait. »
