Comment se démarquer de la littérature du colonisateur tout en utilisant sa langue ? Quel rôle remplissent la littérature et l’écrivain dans un pays qui, longtemps, a étouffé la diffusion d’informations ? Du Mexique des Conquistadors au Mexique contemporain, Philippe Ollé-Laprune retrace l’histoire d’une littérature qui essaye de se dégager de l’emprise du pouvoir, tant hier, lorsque seuls prêtres, soldats et clercs avaient accès à l’écriture, qu’aujourd’hui, où les auteurs sont saturés de bourses, de commandes, d’invitations mais pénalisés par un réseau de diffusion du livre des plus réduits. Un court essai destiné à un large public, qui retrace l’histoire de la littérature au Mexique, écrivains étrangers y compris – Burroughs, Lowry, Péret. Les grandes thématiques de la littérature post-coloniale : la relation ambiguë à la langue du colon, les inventions formelles qui en découlent, l’appropriation de l’écriture par les Indiens, les écrivains et le pouvoir, la tentation de l’exotisme...
