Malgré les ruines et la mort

Auteur : Mello Breyner, Sophia de

Traducteur : Vital, Joaquim

collection :

date de parution : 3 avril 2000

Poèmes traduits du portugais et préfacés par Joaquim Vital.

Bilingue.

13 × 20 cm. 624 p. 26,15 €.

Collection : Le Fleuve et l’Écho.

ISBN : 978-2-7291-1254-7

« Malgré les ruines et la mort, premier vers éponyme de l’anthologie magnifique que lui consacre son traducteur-éditeur, restitue la ténacité d’une démarche à l’antique : aller vers les ombres les bras chargés des offrandes de la vie. Ayant accompli “l’entièreté du possible”, allant vers Delphes comme si l’être était encore sous le signe du divin.
Née à la fin des années dix, Sophia de Mello Breyner écrit aussi sous le signe complémentaire de la “dualité”. Elle vit en un temps dont elle a pu croire qu’il était “le temps où les hommes renoncent”, où son pays s’enfermait sur lui-même, alors que son propre chant s’ouvre sur le passé multiple et “la véhémence du visible”. Elle parvient, en dépit des censures, puis au-delà de l’engagement politique, à restituer la richesse intemporelle du vrai, des gestes simples, de la mémoire des siècles qui nous accompagnent.
L’œuvre est lumineuse. Sa transparence fait songer à ces moments de vie pris dans l’ambre du temps, l’être arrêté dans sa forme parfaite. Les dieux, aussi bien qu’un Dieu “absent”, regardent “le temps [qui] lui-même se dévore”. Qu’elle évoque les palais de Minos ou le buste d’Antinoüs, le Christ ou l’éclat de la mer sur le sable, tout, y compris les ombres qui s’allongent, nourrit une des plus belles poésies paniques de notre siècle. »
Claude Michel Cluny, Lire.

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