Paru en 1947, c’est le premier roman de Pierre Boutang. D’emblée, le philosophe s’y révèle comme l’une des voix les plus profondes et les mieux maîtrisées de la littérature d’après-guerre. Il y dépeint, avec une violence magistralement contenue, une famille hantée par une faute. Au terme du retour de la famille dans la maison qu’elle occupa jadis, la faute sera lavée, la violence dissipée, et la liberté de l’homme restaurée – son oeuvre qu’il doit accomplir au sein de la divinité.
