August von Platen (1796-1835) écrivit ses Journaux de l’âge de dix-sept ans jusqu’à ses derniers jours vécus en Italie où, en voulant fuir le choléra, il meurt inopinément à trente-neuf ans. Il s’agit du journal d’un poète, sans effets littéraires, véritable mémorandum de la vie d’un homme seul que tourmente le secret de son homosexualité. Mais il s’agit aussi de sa vie à la cour de Bavière, du récit d’un officier qui détestait Napoléon, de son amitié avec Schelling, puis de ses relations cordiales avec Goethe et Jean Paul. Ce sont, enfin, à partir de 1826, dans son exil volontaire en Italie, à Venise et à Florence notamment, les anecdotes de la vie quotidienne d’un voyageur obstiné, à la découverte de la peinture, de la sculpture et de l’architecture, ainsi que ses rencontres avec le sculpteur Thorvaldsen, à Rome, ou avec Leopardi à Naples.












































