Princesses extravagantes, magiciens pervers, acrobates divins, guerriers poètes, animaux fabuleux, les personnages de Facundo Bo sont des combattants en oripeaux de dentelle, des cavaliers d’une fantasia sublime. S’ils ont des allures de monstres, ce sont des monstres aimables. Ils ont beau agiter des membres menaçants, des griffes meurtrières et des langues de serpent, ils ont l’air bien élevés et cultivés. Ils sourient et nous sourions avec eux. Dans deux petits volumes séparés, réunis sous emboîtage, il y a, d’un côté, les contes, Je parle sans voix, et de l’autre, les dessins au crayon de couleur rehaussés de gouache et de collages qui les accompagnent sans les illustrer.












































