soudain l’avion pique du nez,
tu vois s’agrandir à toute vitesse les maisons,
et les files de voitures qui tantôt n’étaient encore
que fourmillement dans les artères du paysage,
rapprochent leurs tentacules, tu te sens légère,
étonnamment légère dans la chute –
tu relèves le volet du hublot, le ciel, la terre, tout
l’horizon est intact, alors tu refermes les yeux,
refermes la porte, arrête le flot
de ta conscience.
