« Colette Lambrichs publie des nouvelles qui sont
des trésors de fragilité humaine. Elle prend
un être hésitant ou sûr de soi, un fait divers,
un coin de paysage, une attitude à peine esquissée,
les habille de phrases où pas un cil n’est de trop, fait
frissonner l’ensemble – trois à huit pages –
et, comme un Jules Renard moderne, nous remet entre les mains
quelque chose qui tient de l’amulette, du télégramme
de condoléances ou du poème en prose. Il est impossible
de s’en défaire, tant le style incisif et la musique perverse
s’insinuent en nous. Il y avait, de tout temps, la logique et
l’insensé, la raison et l’irraison, le vrai et le fabuleux,
contradictoirement perçus. Avec cet auteur implacable
et séduisant, les voilà qui font alliance, pour
le pire et le moins sûr. »
Alain Bosquet, Le Quotidien de Paris.
« Ces histoires nous conduisent à la frontière
du malaise et produisent le même effet que ces tableaux
accrochés de travers et qui “refusent” de se
laisser redresser par uen main non initiée. Des histoires
qui évoquent des bulles de savon qui, au lieu d’être
bulles de lumière, seraient des bulles d’ombre à
bord desquelles fleuriraient des papillons noirs, silencieux
ambassadeurs de la Mort des roses. »
Francis Matthys, La Libre Belgique.
« La prose de Colette Lambrichs est nette, tranchante,
on pourrait presque dire austère ; mais de cette austérité
naissant d’une ardente vie antérieure. mpossible en effet
de ne pas percevoir le bouillonnement des interrogations sous
l’apparente froideur narrative, de quoi résulte la tension
si particulière de ce style, cette ambience que l’on pourrait
presque qualifier de “janséniste” : impassibilité,
ardeur, noblesse, dépouillement. »
Jean-Claude Lebrun, Révolution.








































