Paru pour la première fois en 1952, inédit en France, Helena ou la mer en été est un texte « maudit », qui a suscité et suscite encore autant de scandales que d’enthousiasmes. Au fil des ans, ce roman a pris une importance considérable, au point d’être tenu aujourd’hui pour l’une des œuvres majeures de la littérature espagnole d’après-guerre. Le pouvoir de subversion de l’écriture d’Ayesta est d’autant plus fort que le roman traite de l’enfance, et des rapports d’un enfant avec le monde des adultes. Sous le couvert d’une fausse ingénuité, Julian Ayesta entreprend une attaque des valeurs de l’Espagne franquiste – une attaque d’autant plus violente qu’elle obéit à une nécessité physique, et qu’elle fait entendre une voix d’une primitive beauté.
