Conversation avec Mohammed Dib
Celles blanches dressées pierres adossées vives
transportées au-delà de l’exil conservées
dans le jour rapiécé de la mémoire debout
Celles qui dansent au loin murmure tissé en écho
accueil réservé à qui se prépare
mort
le visage aspergé du désir assouvi
Celles qui lacèrent un instant la joue rouge comme soir
bien rempli fenêtres closes veilleuse vie
évocation puis circule un mouchoir sur plat
Celles noires pétries gardiennes de tribus pourchassées
n’apparaissant fumantes qu’à la troisième
attaque
pour sombrer dans la cendre à jamais évanouies
Celles d’or idoles d’une enfance lumineuse déchues
temps a tourné le cœur ayant perdu la vue
vidé la maison sous les ovations d’adieu
Ô toutes celles que l’amour n’a pas touché d’envie
qui te laissent courbé dans un lieu désolé
t’observent dans le battement lent d’un mensonge
Et Celle seule qui te laisse dans la nuit éventée
































