Fin du Tourment évoque la figure d’Ezra Pound, au moment de sa libération de l’hôpital Saint-Elizabeths, en 1958. H.D. est un témoin privilégié, parce qu’elle a connu le poète des Cantos, dès les débuts de sa carrière. Elle en parle non du point de vue critique (même si les “conclusions” et la conduite de Pound lui semblent très discutables, ce n’est pas là pour elle l’essentiel), mais à la lumière du cœur : « Il entrait en rafale, il sortait avec fracas... Il donnait, il prenait. Il donnait avec extravagance. La plupart des hommages rendus à son génie, à son daïmon, son démon intérieur, sont venus, jusqu’ici, de la part d’hommes... » Cependant, plus que le simple hommage de l’amie à l’ami, il s’agit dans les pages de ce journal de faire le point sur le sens de deux destins et de deux oeuvres parallèles, qu’une époque fertile en tragédies a conduits à l’accomplissement. Le texte de H.D. est suivi, dans ce volume, des poèmes de jeunesse qu’Ezra Pound écrivit aux premiers temps de leur rencontre. Ainsi la boucle est bouclée... Ces documents apportent un éclairage neuf, pour le lecteur français, sur la personnalité de l’un et l’autre des protagonistes de l’aventure.
