Peut-on séparer le temps des événements ? Toucher de la main son corps silencieux ? Dans Fêter le temps, l’existence grosse de revers et de danger est doublée du ressentiment joyeux de la rencontre avec le temps. Ainsi le poème devient la ligne de séparation entre la quotidienneté de la vie et sa non-existence. Le sens et la grandeur du vers trouve son expression dans la pure sonorité du mot en tant que tel ; ainsi sonne, tinte la coupe pleine de vin dans le rituel de bienvenue.
