Pericle Patocchi (1911-1968). Tessinois, de mère italienne, exilé dans la langue française qu’il a élue pour écrire, ses contemporains reconnaissaient en Pericle Patocchi un « poète de la transparence ». Artisan diamantaire, alliant douleur, doute et patience, il met en lumière le noyau obscur des êtres et des choses. Il explore l’autre face du temps, là « où mûrissent les morts à la lueur des songes ». Dans ce français, qu’il ne parle guère, il trace – en « pure perte », écrit-il –, les signes d’un monde insaisissable. L’un de ses amis des Cahiers du Sud a pu dire de Patocchi : il « s’invente littéralement dans son langage ».




























































