L’Embarquement de la Reine de Saba, actuellement à la National Gallery de Londres, comme son pendant, Le Mariage d’Isaac et Rebecca, a été peint à Rome en 1648 pour le prince Claudio Pamphili, neveu du pape Innocent X, puis corrigé pour le duc de Bouillon, lors de la disgrâce du prince. Le Lorrain s’inspire du chapitre 10 du premier Livre des Rois, repris dans le chapitre 9 du deuxième des Paralipomènes dans la Bible : « La renommée de Salomon étant parvenue jusqu’à elle, la Reine de Saba vint l’éprouver par des énigmes. Elle apporta à Jérusalem de très grandes richesses... » Aidé par quelques autres interprétations de ce thème illustre, je me suis efforcé d’animer la vision du peintre et de la poursuivre jusqu’à la disparition des navires derrière l’horizon.
