Si le « beau et le laid » restent jusqu’à aujourd’hui les évaluations esthétiques finalement les plus opérantes, comment ne pas distinguer derrière ces avatars du « bien et du mal » l’affrontement fondateur du « sale et du propre ? » C’est vrai que par-delà les discours sur « la liberté, l’inspiration ou l’authenticité », le créateur ne participera jamais qu’à la création « d’un petit dépôt sale, d’une succession de petits dépôts sales juxtaposés » (Jacques Lacan). Ainsi, comme l’histoire de la morale, l’histoire de l’art ne serait-elle pas aussi propre qu’elle voudrait nous le laisser entendre !...
