Tibulle (Albius Tibullus, c. 50 – 19 avant J.-C.). Au cœur du siècle d’Auguste, ce beau descendant d’une riche famille de l’ordre équestre devient un contemporain majeur des plus grands poètes : Virgile, Ovide, Horace, Properce... Avec ce dernier, mais dans un registre plus libre des leçons de Callimaque, il privilégie et renouvelle l’élégie, sur un mode que nous pratiquons toujours. Mais une lumière radieuse jusque dans la mélancolie, une religion de la beauté culminant dans les deux amours conduisent ici à la sérénité. Pour Tibulle, l’art nous sauve et nous justifie ; et la transparence de ses poèmes nous restitue le reflet d’un paradis perdu.




























































