C’est en Italie, la belle Italie, que, de 1827 à 1935, s’élabore chez Platen une nouvelle définition de la poésie. C’est là qu’il éprouve l’éternité des formes artistiques. Il cherche à surmonter l’éternelle contradiction entre l’art et la vie et recrée l’harmonie immémoriale entre le monde et l’homme.
Images de Naples 1927
Étranger, viens voir la grande Naples et mourir !
À ton tour aspires-y l’amour, et de l’heure mobile jouis
Des rêves les plus riches, oublie l’orgueil des vœux de ton âme,
Et ce qu’un démon tisse de tourments dans la vie :
Oui, apprends ici à jouir, puis, ô mortel fortuné ! meurs !
