« Dictionnaire fut le premier mot à disparaître de mon vocabulaire. » C’est par cette phrase que commence le livre fin, drôle et, finalement, tragique de Éric Pessan. Confession, journal intime ou simple histoire d’un homme marié, père, menant une vie normale, qui ne déchiffre plus les mots de sa femme, ni ceux de sa fille, ni ceux de personne d’autre. Histoire d’un homme qui, par glissements successifs, ne sait plus lire, plus écrire, plus parler. Centré sur la parole, l’écrit, les rapports intimes qui lient un individu au langage, ce livre touche, avec humour, légèreté et talent, aux fondements mêmes de notre existence.
presse
« On
découvre ici un romancier profond au style maîtrisé.
Car les questions que pose Éric Pessan (qu’est-ce
que la langue ? Peut-on survivre à son absence ?
Les mots précèdent-ils la pensée ?) n’ont
rien d’anecdotique ni de fondamentalement romanesque. Et
il fallait bien du talent pour inventer une fiction grave et
légère sur le fil des mots absents. »
Michèle Gazier, Télérama
« Dans ce déroutant premier roman, Éric Pessan dévoile
les complexités et les avatars de l’aphasie, avec
une saine fantaisie. »
Hélène Rochette, Valeurs actuelles
« C’est une jolie fable simple, bien faite pour exprimer l’espèce
de malédiction qui pèse sur toute parole individuelle
dans le monstrueux tohu-bohu contemporain. »
Agnès Vaquin, La Quinzaine littéraire
« Une brillante et vertigineuse méditation sur le langage, et
le rapport qu’il nous permet ou nous force à entretenir
avec le monde. »
Marianne Dubertret, La Vie
« S’il fallait – acte injuste – ne retenir qu’un premier
roman de cette rentrée, ce serait celui-ci. L’histoire
d’un homme dont l’entourage se met peu à peu
à parler une langue qu’il ne comprend plus. À
la limite du fantastique, ce récit sans failles aurait
pu être écrit par un Borgès qui se serait
débarrassé de ses références. »
Luis de Miranda, Epok
« L’Effacement du monde est un très bon roman. Un sujet pour le moins
original, traité avec une grande – et on insistera
sur ce terme – maîtrise de style.
N’en revient-on pas à chaque phrase à une
des idées les plus belles et porteuses de ce premier roman,
à savoir ce besoin vital de communication et de compréhension
de chacun ? Le livre est à lui seul un éloge du
mot, du langage, de la réunion-rencontre des sensations
et des pensées, sans lesquels l’existence se révèle
être un circuit fermé invivable, un enfer de solitude. »
Jessica Nelson, Zone-littéraire.com
« Loin du pensum psychologisant, ce premier roman est une histoire intime,
un précis de désocialisation qui se distingue parmi
les nombreux romans de la rentrée littéraire. »
Ouest France
« Éric Pessan développe une idée forte : le narrateur
de L’Effacement du monde perd peu à peu l’usage
d’un langage accessible à autrui. On le voit le pari
narratif est périlleux. Il est tenu, cependant, et la
tension ne baisse pas dans cette fable susceptible de multiples
lectures. »
Jean-Louis Bailly, 303
« À 31 ans, Éric Pessan signe un roman terrifiant d’une
grande force et d’une étonnante maturité.
Il maîtrise admirablement son propos de bout en bout, sans
tomber ni dans la facilité, ni dans l’anecdotique.
Un véritable coup de cœur. »
Michel Paquot, Vers l’Avenir
