C’est une parole que j’ai essayé d’écrire contre
le monde. Une parole dans le trou du monde, son vide, les parois
de ses échos, sa transparence sans substance, la mort
qui se rétracte, la parole du Père à son
Fils, thème qui revient dans mes romans. Le Père
aujourd’hui est dans une situation tragique, un risque mortel,
et il y a urgence pour le Fils de retourner le visage vers Lui,
car les deux sont en perdition, même si, aux confins de
ce désert du siècle, aux confins de l’absence,
brûle la présence, au bout de l’infini le fini des
faces retrouvées dans la lumière. Je voudrais que
ce livre de perdition de soi vers l’Autre soit un réconfort
pour ceux qui ont les ailes brûlées.
Christian Ganachaud











































































