L’ambiguïté est là d’emblée, originelle,
produite par la langue même. Le dictionnaire l’atteste :
1) dénonciation : de dénoncer
: dénoncer : de denuntiare, faire savoir, annoncer, notifier,
proclamer, signifier, publier (exemple : je dénonce la
guerre ; je déclare la guerre) ;
2) dénonce
: annuler, rompre ;
3) signaler comme coupable,
le dénonciateur est celui qui accuse, dénonce à
la justice (sens voisin : délateur, mouchard, traître...)
Voilà le joli sac de nœuds à trier et démêler que vicieusement le langage a tendu à l’artiste ou à l’écrivain dénonciateur. Tout art est un engagement. Certains artistes ont choisi de faire de cet engagement l’objet même de leur œuvre ; alors l’œuvre n’est plus seulement l’énonciation de l’engagement, elle dénonce. L’Art peut-il avoir un sujet ? L’œuvre dénonciatrice est-elle une œuvre d’Art ?











































































