130 photographies de la comtesse de Castiglione (1837-1899) prises par Pierre Louis Pierson (1822-1913) dans des toilettes, des poses, des attitudes étudiées comme si cette femme – qui fut, aux dires de tous, d’une beauté extraordinaire – avait voulu faire d’elle une œuvre d’art. Une exposition de ces photographies dont les tirages argentiques valent aujourd’hui des fortunes se tiendra en juin à la galerie Lebon à Paris. La comtesse de Castiglione continue donc d’exercer une fascination sur ceux qui la regardent. Vivante, elle fut une beauté fatale. Maîtresse de Napoléon III, elle s’entremit pour engager la France dans l’unification de l’Italie. Courtisée par tous les « grands » de ce monde elle eut notamment pour amants le duc d’Aumale et le duc de Chartres, de grands avocats, comme Berryer et Léon Cléry, des hommes politiques comme Thiers et Paul de Cassagnac, des banquiers comme Laffite et Rothschild. Quand avec l’âge sa beauté se fana, elle détruisit les miroirs mais continua de « célébrer chaque jour les funérailles de sa beauté » en se faisant photographier.







































































































































