Camilo Pessanha (1867-1926). À vingt-sept ans, il abandonne la « Nouvelle bohème » de Coïmbra, s’embarque pour l’Extrême-Orient, et décide de vivre désormais à Macau, l’enclave portugaise proche de Hong Kong. Il se passionne pour la poésie chinoise (ses traductions ne seront publiées, sous le titre China, qu’en 1944). Immergé dans un moite isolement volontaire, propice aux songes étranges de son inspiration profondément symboliste, il adresse à Lisbonne quelques poèmes qui lui valent l’admiration, notamment, de Mário de Sá-Carneiro. Le « saudosismo » de l’exil, l’éclat fiévreux et fin de siècle de Pessanha lui confèrent une place on ne peut plus singulière à l’orée du cosmopolitisme.







































































































































