C’est en 1971, au Chili, à sa sortie de prison, que Régis Debray entame une étude historique de l’Amérique latine, pour mieux comprendre ses déchirures présentes.
Vingt ans après, il nous livre ses réflexions autour des Traités de Tordesillas – traduits pour la première fois en français par Bernard Lesfargues et présentés par Bartolomé Bennassar –, par lesquels l’Espagne et le Portugal se sont, en 1494, « partagé le monde ». Une remise en perspective, sur la durée, de la Découverte des Indes occidentales ; une réflexion sur la folie qui fait le « grand homme » ; un éclairage sur les ambiguïtés d’une célébration : ce chapitre colombien est un texte d’écrivain, libre de ton, mais nourri par la fréquentation des rêves et des réalités latino-americaines.
