Les années 1948-1951 voient la constitution et l’épanouissemnt d’un mouvement à la fois philosophique, politique, poétique et pictural : Cobra.
Le nom marque à la fois une appartenance géographique : Copenhague, Bruxelles, Amsterdam, et la combativité rebelle du serpent totem. Dans les tableaux comme dans les poèmes d’Asger Jorn, de Christian Dotremont, de Karel Appel, de Constant, de Corneille, de Carl-Henning Pedersen et de Pierre Alechinsky, les innombrables figures mêlées – « métamorphiques » – de l’animal et de l’humain dessinent avec insistance les traits d’une véritable zoo-anthropologie, renouvelant ainsi, pour une moderne version, l’entreprise allégorique des Bestiaires anciens.
