Ben Arès

Sous le pseudonyme de Ben Arès se cache un jeune écrivain, liégeois et sans concessions, attentif à la place du poète dans sa ville.

Depuis quelque temps déjà, la poésie l’accompagne  : « La poésie m’est tombée dessus, peu après certaines lectures... Cette rencontre a eu lieu assez tard, vers l’âge de vingt ans. Une série de hasards, une suite d’événements ont en quelque sorte “préparé” cette rencontre. Avant d’écrire des poèmes, j’aimais déjà l’écriture, de lettres, par exemple », explique-t-il.

La Différence a publié de lui : Rien à perdre (2007) ; Ne pas digérer (2008) et Cœur à rebours (2009)

Jean de Boschère

D’origine belge, est né en 1878. En 1953, ce « paria » des lettres françaises, cet « inclassable », mourait, laissant une œuvre multiple (romans, poèmes, essais, journal, peintures, dessins, sculptures...). Admiré par les plus grands, pratiquement inconnu de public, Jean De Boschère a traversé les grands mouvements littéraires du siècle sans s’y attarder, plus enclin à arpenter « les ténébreuses frontières de l’humain  » qu’à se mêler à la foule.

Charles De Coster

Né à Munich en 1827, mort à Bruxelles en 1879 pauvre et méconnu , Charles De Coster est le pionnier de la littérature française de Belgique. Malgré le succès d’estime de ses Légendes flamandes (1858), ni Les Contes brabançons (1861), ni Le Voyage de noces (1872) ne furent bien accueillis, et on ne mesura l’importance littéraire de La Légende et les Aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d’Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandres et ailleurs (1868), son chef-d’œuvre, que longtemps après sa mort. Traduite dans toutes les langues, adaptée, édulcorée, trahie, La Légende est devenue un mythe.

Serge Delaive

Serge Delaive est né à Liège en 1965. Il a publié plusieurs recueils en Belgique et, avec Karel Logist et de Carl Norac, a animé la revue et les éditions Le Fram qui ont cessé leurs activités en 2012.

Les Éditions de la Différence ont publié en 2001 son recueil de poèmes Le Livre canoë, en 2004 son premier roman, Café Europa, en 2006 Les Jours, recueil de poèmes, les romans L’Homme sans mémoire en 2008 et Argentine en 2009, avant de publier son Carnet de Corée en mai 2012.

Vous pouvez retrouver plus d’informations sur Serge Delaive en consultant son site : http://www.sergedelaive.net/.

Photographie : Forest Abstract, © Serge Delaive

Kristien Hemmerechts

Née à Bruxelles en 1955, Kristien Hemmerechts a vécu en Angleterre avant de revenir s’installer à Anvers. Après des nouvelles publiées en anglais, elle publie en langue néerlandaise des romans qui obtiennent le succès d’un large public. Depuis Hugo Claus, elle est, en Belgique, l’écrivain flamand le plus célèbre.

Jacques Izoard

Né à Liège en 1936, Jacques Izoard est l’un des grands poètes de langue française d’aujourd’hui. La Différence a publié de lui : [Le Bleu et la poussière], 1998 (Prix Alain Bosquet 1999 et Prix Triennal de poésie 2001) ; [Dormir sept ans], 2001, avec Selçuk Mutlu, [Les Girafes du Sud], 2003, et son [Œuvre poétique, volumes I et II], 2006 (Prix de Poésie Louis Montalte pour l’ensemble de son œuvre).

Le Monde, 24 juillet 2008

Le poète Jacques Izoard est mort le 19 juillet à Liège (Belgique). C’est sous le nom de Jacques Delmotte qu’est né le 29 mai 1936 à Liège, ville qu’il ne quittera pas, le futur Jacques Izoard. Professeur de lettres, il publie à 26 ans son premier recueil, Ce manteau de pauvreté, sous le pseudonyme auquel il restera fidèle. Dès lors, il écrit régulièrement d’étranges poèmes, qui allient la description minutieuse d’une réalité quotidienne et familière et les tourments d’un esprit et d’un corps passionnés, parfois même violents, mais aussi doucement blasés. "La folie t’aime à la folie", se disait-il à lui-même. Ses fantaisies stylistiques paraissent dans les titres de ses livres : Voix, vêtements, saccages (1971) La Patrie empaillée (1973), Bègue, bogue, borgne (1974), Vêtu, dévêtu, libre (1978), Frappé de cécité dans sa cité ardente (1980), Le Bleu et la Poussière (1998), Dormir sept ans (2001).
Pour ses 70 ans, les éditions de la Différence publiaient dans deux épais volumes ses Œuvres complètes. Mais cette magnifique reconnaissance ne détermina pas un arrêt de sa production. Il eut ainsi le temps de compléter plusieurs autres ouvrages, souvent sous forme de plaquettes éditées de manière originale en Belgique (notamment avec le peintre turc Selçuk Mutlu, qui cosigna également avec lui un recueil, Les Girafes du Sud, Différence, (2003). Admiré par plusieurs générations, il fut imité, car il avait imposé son ton, où se mêlaient l’esprit des comptines à la Max Jacob et une délicieuse mélancolie à la façon d’Apollinaire ou de Supervielle, provocante, douce, érotique, sentimentale, selon l’humeur. Il avait constitué, malgré lui, car il n’avait ni l’esprit de chapelle ni la volonté de diriger quoi que ce soit, une sorte d’école de Liège, où de nombreux poètes, d’Eugène Savitzkaya, avec qui il vécut, à Joseph Orban, en passant par William Cliff, Ben Arès, Serge Delaive, Karel Logist, Philippe Leuckx et tant d’autres, créaient librement à sa suite.
Il était surtout un exemple de liberté et de bienveillance. Peu à peu, l’Université s’intéressa à lui, notamment à travers Gérard Purnelle, qui organisa un colloque et s’occupa des Œuvres complètes. Ce passionné des mots, qui aimait jouer avec les sonorités et proposer des rencontres à la fois saugrenues et évidentes entre des vocables de registres divers, avait plus de profondeur et parfois de douleur qu’il ne semblait. Sa détestation de la pose poétique lui faisait choisir la forme courte, qui partait d’images souvent concrètes et de scènes autobiographiques voilées. Analysant son système poétique, Lionel Ray le résume à un "secret et tendre attachement à ce qui est à la limite du perceptible, mais qui peut avoir du corps". Dans Lieux épars, son dernier recueil paru (La Différence, 2008), Izoard montrait ce qu’il devait à une sorte de surréalisme naturel, sexuel et visionnaire, agrémenté d’une faculté d’introspection ironique et discrète. "Grappes de mots ou de lilas,/je vous ensevelirai/dans la lumière du jour/et l’on ne pourra que cesser d’exister."

René de Ceccatty

Francois Jacqmin

François Jacqmin est né près de Liège, en 1929. Après plusieurs années passées en Angleterre, il fait partie du Groupe Phantomas, publie une dizaine de plaquettes et d’albums d’art et trois recueils de poèmes. En 1991, un an avant sa mort, il obtient à Bruxelles le Prix Emmanuel Vossaert de l’Académie royale de Langue et de Littérature françaises et, à Paris, le Prix Max Jacob pour Le Livre de la neige, paru à La Différence.

Philippe Jones

Philippe Jones est né en 1924. Poète - La Différence a publié de lui, en 1989, D’Encre et d’horizon -, il a obtenu le Grand prix du rayonnement français et le Grand prix de Poésie de l’Académie française. Historien d’art, il a créé la chaire d’Art contemporain à l’Université Libre de Bruxelles. Il fut, de 1985 à 2000, secrétaire perpétuel de l’Académie Royale de Belgique. La Différence a publié de lui : D’encre et d’horizon, 1989 ; L’Embranchement des heures, 1991 ; Le Double du calendrier, 1993 ; L’Angle de vue, 1997 ; L’Instant multiple, 2000 et L’Ombre portée, 2003.

Stéphane Lambert

Né en 1974, Stéphane Lambert a publié plusieurs romans et récits. Il s’est beaucoup investi dans l’édition littéraire en Belgique et a enseigné la littérature belge à l’Université Charles à Prague. Aujourd’hui, il se consacre de plus en plus à des écrits sur des peintres et des écrivains.

Colette Lambrichs

Née à Bruxelles en 1946, Colette Lambrichs habite Paris depuis 1972. Directrice littéraire des Éditions de la Différence depuis 1976, elle est l’auteur de quatre recueils de nouvelles : Tableaux noirs (1980, 3e éd. 1997) ; Histoires de la peinture (1988, 2e éd. 1997) ; Doux leurres(1997) ; Logiques de l’ombre (2006) ; d’une fable, La Guerre (2003) et d’un roman Éléonore (2013).

Béatrice Libert

À seize ans, Béatrice Libert découvre Paul Éluard, dont la poésie la « fait basculer dans un autre monde ». De sa Belgique natale, elle vient nous faire goûter à ses vers aux riches métaphores, aux images surréalistes.

Elle a publié une dizaine de recueils dont Le rameur sans rivage et Être au monde à La Différence.

Karel Logist

Karel Logist est né à Spa en 1962. Documentaliste à l’université de Liège, il a publié depuis 1989 cinq recueils de poèmes : Le Séismographe, Ciseaux carrés, Alexandre Kosta Palamas, Force d’inertie et Une quarantaine ainsi qu’un roman, Dés d’enfance. Pour son recueil Force d’inertie, il a obtenu en Belgique francophone le Prix du Parlement de la Communauté française. À Liège, où s’écrivent ses carnets de doute, il est également, avec Serge Delaive, Carl Norac et Carino Bucciarelli, un des animateurs de la revue et des éditions Le Fram. La Différence a publié de lui, [J’arrive à la mer].

Brigitte Mahillon

Née en 1945 à Bruxelles, Brigitte Mahillon a été la première coordinatrice et une des fondatrices de l’École en Couleurs. Elle appartient à la génération qui voit vaciller les structures de l’école publique. Son parcours personnel, de l’École Hamaïde à l’École Decroly, l’amène, dès son diplôme obtenu à l’École Normale, à explorer d’autres méthodes d’enseignement.

C’est cette aventure qu’elle retrace dans L’École en couleurs paru en 2003.

Selçuk Mutlu

Selçuk Mutlu est poète et peintre. Né à Liège en 1975, il a illustré par des dessins et des gravures des livres d’écrivains, tels Jacques Izoard, Rudi Lippert, Eugène Savitzkaya ou Karel Logist.

Jean-Luc Outers

Jean-Luc Outers, né en 1949, vit à Bruxelles. Il est l’auteur de six romans publiés aux éditions Gallimard, La Différence et Actes Sud. En 1993, il a obtenu le prix Rossel pour Corps de métier (La Différence) et, en 1995, le prix AT&T pour La Place du mort (La Différence). Le prix Rossel des jeunes lui a été décerné en 2008 pour son dernier roman, Le Voyage de Luca (Actes Sud).

Marcel Paquet


Marcel Paquet, né en 1947 à Charleroi, est philosophe. Auteur de nombreux textes consacrés à l’art contemporain, il a publié à La Différence quatre romans – « Merde à Jésus ! », L’Affaire Socrate, Renaissance secondaire et Marie et les Jean – et plusieurs essais, dont L’Enjeu de la philosophie, Saturne et Jupiter, Le Fascisme blanc, Nous autres Européens et Platon, l’éternel retour de la liberté.

Frank Pierobon

Frank Pierobon est philosophe. Il enseigne et vit en Belgique.

Marianne Sluszny


Marianne Sluszny vit à Bruxelles et travaille depuis plus de vingt ans à la RTBF (Radio Télévision de la Communauté française de Belgique) comme productrice d’émissions et de documentaires culturels.
Elle est professeur de philosophie à l’Institut national supérieur des arts visuels de la Cambre, après avoir enseigné à l’Institut national supérieur des arts de la scène (INSAS). Toi, Cécile Kovalsky, paru aux Éditions de la Différence en 2005, a obtenu le prix de la première œuvre de la Communauté française de Belgique et le prix Lucien Malpertuis de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Le Frère du pendu est son deuxième roman.

Yves Tenret

Né en Belgique, ayant vécu longtemps en Suisse, parisien de fait, Yves Tenret est un écrivain dérangeant. Auteur de deux romans à La Différence (Comment j’ai tué la Troisième Internationale situationniste et Maman), il a collaboré avec l’écrivain-dessinateur Frédéric Pajak, l’artiste Stéphane Magnin et le vidéaste Loïc Conanski. En 2008, les architectes Berger&Berger lui ont commandé une série de récits fantastiques, à partir de leur projet « The Prophecy », dans le cadre de leur résidence au 104 à Paris, fictions qui furent interprétées en public, pendant une semaine, par le comédien Émilien Tessier.

Christine Verneuil

Christine Verneuil est haut fonctionnaire. Paris-Bruxelles, grande vitesse est son premier essai.

Pierre Verstraeten

Professeur à l’Université libre de Bruxelles (essentiellement laïque), il a été un des principaux interprètes de la pensée de Sartre. Anti-humaniste rigoureux, il a restitué la profondeur philosophique de l’éthique anti-idéaliste de Sartre, notamment dans son livre sur le théâtre, Violence et Éthique (Gallimard, 1972), et ses articles sur Saint Genet, comédien et martyr et la morale des années 1960. Il a confronté Sartre aux auteurs de la tradition, dont Hegel, et à la pensée française contemporaine. En dévoilant le poids du collectif et de la dialectique dans L’Être et le Néant aussi bien que la teneur morale et phénoménologie de la Critique de la Raison dialectique et de L’Idiot de la famille, il a montré la profonde unité de l’œuvre. Directeur, d’abord avec Sartre, de la « Bibliothèque de Philosophie » chez Gallimard de 1966 à 1992, qui fut au carrefour des traditions phénoménologique, dialectique et existentialiste, Sartre lui a accordé une interview majeure, « L’écrivain et sa langue » (1966, Situations IX) et a notamment répondu à la question sous-tendant sa trajectoire : peut-on être révolutionnaire sans en appeler discrètement au sacré ? Sartre a reconnu son optimisme vécu bien que non fondé. (Dictionnaire Sartre, Honoré Champion).

Isi Collin

Isi Collin est né à Liège en 1878. Après des études de philosophie, il devient journaliste, poète et francmaçon. Trop âgé pour participer à la Première Guerre mondiale, il passe en Angleterre où il est tourneur d’obus. À la fin du conflit, il rentre à Bruxelles et reprend ses activités. À partir de 1925, engagé comme rédacteur au journal Le Soir, il publie chaque jour un billet d’humeur, sous le nom de « Compère Guilleri », qui lui vaut une certaine notoriété. Il meurt d’une crise cardiaque le 9 janvier 1931.

Tom Lanoye

Tom Lanoye est un personnage célèbre dans son pays. Depuis vingt ans, il défraie la chronique littéraire de Flandre et des Pays-Bas. Dès ses études à l’Université de Gand, il déclame ses propres textes sur la scène de divers cabarets littéraires. En 1985, il conquiert la notoriété avec Un fils de boucher avec de petites lunettes. Suivent à partir de là nouvelles, romans, essais, recueils de poèmes et pièces de théâtre dont deux, Méphisto for ever et Atropa, la vengeance de la paix furent montées en France et firent sensation en Avignon en 2007 et 2008, avant d’être représentées au Théâtre de la Ville de Paris et de tourner dans tout le pays.
Digne successeur de Hugo Claus dans son célèbre Chagrin des Belges, il allie un regard sarcastique sur la société flamande avec une tendresse ironique et lucide.

Hawa Djabali

Hawa Djabali est née à Créteil en 1949. Elle regagne l’Algérie à l’âge de douze ans. Elle y plonge ses racines entre Lakhdaria, Constantine et Alger et fréquente le Conservatoire. Plus tard, elle écrit pour la presse sous le pseudonyme de Assia D. et assume certaines émissions radio de la chaîne III, puis les produit. Son regard se porte sur les femmes de son pays dont les destins sont parmi ses principales sources d’inspiration. Elle a écrit de nombreuses pièces de théâtre, publié des romans, et rejoint en 1989 le Centre Culturel Arabe, à Bruxelles, fondé en 1988 par Ali Kheder, centre culturel qui s’affirme laïque et indépendant.

Frédéric Baal

Écrivain et homme de théâtre, il fonde en 1970, avec son frère Frédéric Flamand et d’autres acteurs, le Théâtre Laboratoire Vicinal. Il en est l’animateur, lui donne son orientation et en écrit la plupart des textes destinés à la scène. Le Vicinal tourne dans le monde entier pendant près de dix ans (États-Unis, Japon, Iran, Mexique, Venezuela, la plupart des pays d’Europe) et acquiert une réputation internationale.
En 1989, Frédéric Baal publie un ouvrage consacré au sculpteur Reinhoud (Fonds Mercator, Albin Michel) et, en 1992, Portrait (Fata Morgana), illustré de vingt-quatre dessins de Reinhoud. L’écrivain s’établit en 1993 à Paris.
Chronique de l’ère mortifère est son premier roman.

les ouvrages de ce traducteur :




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