Dans le Mexique corrompu de la fin des années 40 et qui s’américanise à grands pas, Carlos, un enfant de la petite bourgeoisie, raconte son quotidien. Au travers de portraits savoureux, il « croque » un Mexique où il ne fait pas bon avoir la peau trop sombre ou les yeux bridés et où les enfants rejouent le conflit israélo-palestinien jusque dans la cour d’école. Un jour, Carlos tombe « amoureux » de la mère d’un de ses amis. Amour impossible et pur d’un petit garçon pour une femme mais qui révèle une société conformiste, engoncée dans une morale hypocrite et éblouie par des modes venues d’ailleurs. Une chronique tendre et drôle à hauteur d’enfant, sur une société ébranlée par le « grand-frère » américain plus puissant que jamais au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Un très beau livre, court et accessible à tous, dès l’adolescence.
presse
« À peine cent pages à vous couper le souffle. D’une précision et d’une clarté étonnantes. [...] Et le récit de cette enfance mexicaine […] constitue un morceau de nostalgie pudique à lire et à relire. »
Leitmotiv
« Nul, depuis le Moravia d’Agostino n’avait écrit si juste sur l’aurore des sens. Elle se mêle ici à un crépuscule mexicain. Sensible et torride, ce beau récit ne s’oublie pas. »
L’Express
« Dans un collège classe moyenne de Mexico, un petit garçon fait ses premiers pas d’homme dans la vie […] Rien ne révèle plus les fissures de la société que ces petits séismes d’un cœur pur et innocent. Sublime ! J’ai bien dit sublime. »
Télérama
