Composé de six nouvelles, le recueil de Dimitri T.
Analis nous parle de l’instant sacré où l’homme,
en poursuivant sa quête d’absolu, s’arrache aux
contingences.
Dans « L’Habit vide », les tracasseries
administratives et policières ne peuvent avoir raison
du tailleur aux doigts de fée, car vient le moment où
son regard se pose sur l’autre rive. Que peut saisir le
journaliste qui invite à une émission de télévision,
« La Soirée du peintre », l’artiste
pour qui la ville et ses monuments deviennent la toile qu’il
est en train de peindre ? Et ce sont les odeurs de la Grèce
qui reviennnent au soir de la vie du Greco, après tant
d’années passées à Tolède...
Nous sommes faits d’invisible et d’impalpable, et nous
l’avons oublié : ainsi se clôt la nouvelle
« Celia ou The Golden Sixties », antithèse
des cinq autres, par laquelle s’achève ce très
beau livre de Dimitri T. Analis sur le sens de la vie.
