Méléagre (env. 135 – 60 av. notre ère). Grec d’Asie, il se dit d’abord « Syrien », sans pour autant se séparer de la culture ni de l’esprit attiques. Il y ajoute, dans son amour de la beauté menacée par la fuite du temps, une grâce tout orientale, teintée de mélancolie. Autour de son œuvre propre, il a édité (vers 100 ou 80 ?) dans La Couronne de Méléagre, des poèmes courts de ses devanciers ou de ses contemporains : poèmes d’amour, églogues, épigrammes. Au fil des quatorze siècles suivants, ses émules successifs ont constitué autour d’elle l’Anthologie grecque. Non sans voiler parfois la liberté païenne de sa sensualité, les poètes, de la Pléiade à André Chénier ou Pierre Louÿs, n’ont cessé de l’imiter ou de la piller.


















































































































