Étienne Jodelle (1532-1573). En dépit de sa célébrité, ce contemporain de Ronsard ne publie presque rien de son vivant. Il est très bien en cour, mais sa vie nous demeure voilée ; pourquoi donc est-il condamné à mort, sans que peine s’ensuive ? Peu, semble-t-il, d’amours heureuses ; et la passion dès lors atteint à ces profondes « noirceurs » où l’âme se perd. Seule la parole poétique parvient à y sublimer les cruautés et l’abjection (songeons à Verlaine, Gourmont, Genet...). La rhétorique même y proclame avec de sombres accents que « tout est inexprimable ». Tel est ce méconnu, ce « Démon de Jodelle », selon le mot de Du Bellay qui, lui aussi, le révérait.


















































































































