toujours il nous manquera un présent
un pas me rapproche un autre m’éloigne
et s’efface avec le temps toute trace
sauf les poèmes brodés par le vent
sur les étendards de nos déserts
quand nous retournons vers l’origine
oiseaux d’éternité aux serres alourdies de mots
précieux comme des pierres
lève les yeux et tu apercevras
nos anciennes déesses réfugiées
dans le clignotement des étoiles
abaisse ton regard et tu verras
que je suis née de ma propre côte
quand mon âme s’est enlacée à tes mystères
depuis je te cherche en vain
dans chaque parole chaque silence
malgré moi fidèle à ma nostalgie
comment te ramener étranger
disparu dans l’or mouvant du couchant
