Le titre du recueil Muleta évoque le leurre : chiffon rouge monté sur bâton pour exciter le taureau. Le leurre chez Sapho, ce sont les mots. Les écoute-t-on ? « Brise lame / Bris de lames / Sésame / Brise l’âme ». Mais qui est le taureau ? Soi-même, sans doute. Et c’est ainsi que nous avançons, dansons, aiguillonnés par le sens, par le son : « L’avant-garde est déjà désuète / Allons de ce pas à Sète / Tirer nos filets / J’appelle et je ramène / Mes voix méditerranéennes / Le stylisme n’est pas mon fait / Je salue Mahmoud le Darwish / Je salue Mahmoud le riche / Et sa voix qui au loin entraîne / Mon français d’Orient mêlé. »



































































































