Mon pays étranger

Auteur : Charlemagne, Sandrine

collection :

date de parution : 30 août 2012

Roman.

13 x 20. 256 pages. 18 €

Collection : Littérature

ISBN : 978-2-7291-1984-3

Le voyage qu’entreprend la narratrice pour rejoindre l’Algérie, où son père est né, est un pèlerinage et une quête de son identité. Ira-t-elle se recueillir sur la tombe de ce père dont la violence l’a révoltée ? Sur le bateau qui l’emmène de l’autre côté de la Méditerranée, les souvenirs se bousculent. Qui est-elle au milieu de ces hommes aux visages familiers dont elle ne parle pas la langue ? À Alger, c’est Mahmoud, un Algérien rencontré à Paris, qui l’accueille et la guide. Il a travaillé au Théâtre national dont le directeur a été assassiné. Au fil de ses haltes, au théâtre, au café, dans les rues, elle prend conscience de la misère, de la peur, du désespoir de ces jeunes gens sans avenir et pourtant si pleins de vie et hospitaliers. Avant de repartir, elle passera dix jours à Oran, chez Amina dont le mari a été tué et qui vit avec ses filles dans une cité.
Visages de femmes, petits faits du quotidien, paysages, odeurs, intrusions brusques de la violence, réminiscences des attentats, du passé de la narratrice, tout s’interpénètre et frémit dans ce livre qui rend palpable la vie profuse et déchirée des gens chez qui s’exacerbent encore, comme une plaie qui ne se referme pas, espoirs et regrets.

EXTRAIT
« En cet instant, je crois au soleil. À son disque de feu irradiant le port de Marseille. Il est onze heures trente. Dans le bleu implacable du ciel, deux mouettes se suivent, en cercles concentriques. Les oiseaux tournent, et nous autres tournons à notre façon. Aujourd’hui, en ce jour d’août de l’an 2000, je m’en vais sur la terre paternelle. Ce pays que je n’ai jamais vu. Destination Alger. L’île aux mouettes, disait-on jadis. Alger, deuxième baie du monde. Il fait incroyablement lourd sur le port. Les gens, cernés de bagages en tout genre, s’entassent sur ce tronçon de quai. J’étouffe dans ma longue robe noire. Nous attendons ici l’ouverture des portes du bateau. Ça doit faire maintenant au moins trois quarts d’heure, et ma robe me colle à la peau. Mais je prends mon mal en patience. Je regarde alentour, avec l’œil du nouveau-né. Les lettres se détachent sur la coque blanche du paquebot : Tarik. Tarik signifie route, m’a-t-on dit. »

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