Raymond Lulle (1232-1316). Noble, dissipé dans sa jeunesse, poète, théosophe, prédicateur et « bien-heureux « , le Catalan Ramon Llull fut, en Europe, le premier à user de la langue vulgaire pour traiter de l’âme et des sciences, ou, comme dans ce livre incomparable — sinon aux grands poèmes religieux orientaux —, de Dieu et de sa créature en quête d’accomplissement. Le Livre de l’Ami et de l’Aimé élève ses 366 versets (au cœur d’un roman, Blanqueme), à la manière d’un escalier mystique, d’une pure et superbe architecture. La traduction, inédite, et la présentation sont de Patrick Gifreu.
