Qualifiée par l’auteur « d’histoire intérieure » de la Suisse romande, cette substantielle anthologie malmène parfois l’ordre chronologique qu’elle a adopté, au profit d’un ordre thématique. L’auteur a choisi la manière subjective, jusque dans le ton des notices, personnelles et stimulantes. L. Gauvin a bien noté que le lecteur perçoit comme un « hiatus » entre l’ampleur du projet, « sa dimension institutionnelle inévitable et la disparité des notices ainsi que le traitement cavalier des références ». Le choix et l’abondance des textes constitue la partie forte de cette anthologie. Et la liberté de ton a ses mérites.











