La Castañeda, la Châtaigneraie, c’est l’asile de fous où celle qui tient, à la première personne, la chronique de ces temps incertains a bien failli définitivement sombrer. Non parce qu’elle était folle mais pour fuir une réalité devenue folle. En 1968, la révolte estudiantine est noyée dans le sang sur la place des Trois-Cultures à Mexico. Les amis ont disparu, se cachent. Son mariage s’est délité, son ami-amant se montre cruel. Un système de manipulation politique s’est installé, isolant l’individu dans une ville désormais démente. Elle choisit donc l’enfermement volontaire. Mexico 1968, la révolte estudiantine est réprimée dans le sang afin d’« assurer la sécurité » des Jeux Olympiques sur le point de commencer. Le portrait d’une génération sacrifiée.
presse
« Une écriture
ardente recrée avec un crescendo dans l’horreur ces heures,
ces jours où la narratrice vit “le pouvoir assassiner
sa génération”. »
Claude Couffon, Le Magazine littéraire.
« La folie. [...] Que fut, en 1968, la révolte des étudiants de Mexico
: c’est le vrai thème de ce livre. La narratrice assume
en même temps les déprimes de son mari, la méchanceté
incontrôlée de son ami-amant, les peurs nées
de la violence, du sang dans la rue. Et sa propre fuite dans
un asile d’aliénés, où elle fi nit par se
faire enfermer volontairement, pour ne pas voir que sa vie craque,
pour ne pas choisir entre deux hommes. »
Jacqueline Wilmes, Cosmopolitan.

































