Le Charme d’Eden

Auteur : Tisserant, Jean-Marc

collection :

date de parution : 5 janvier 1987

Mélanges mystiques.

12 × 18 cm. 190 p. 9,95 €.

Collection : Littérature.

ISBN : 978-2-7291-0224-1

Le charme d’Eden désigne à la fois une nostalgie (dans le temps) et une vision (dans l’éternité). Car telle est l’étrangeté de notre condition (notre immersion dans la Grande Mâyâ Cosmique) que nous pouvons nous dédoubler (la mortification du moi aidant), nous soustraire à la tyrannie de notre moi charnel, de façon à porter sur le monde (avec les yeux du cœur) un regard neuf. Cet acte de voir est difficile, constamment remis en question. Car l’homme extérieur veut toujours étouffer l’homme intérieur. Mais lorsque le Libre-Donner s’élève des cendres de l’égoité (comme la conscience vigile de celle du sommeil), ceci non point intellectuellement mais à travers cet acte de voir qui s’avère un acte d’amour, alors l’homme a le pressentiment sinon la clef de l’unité originelle.
Il se meut dans le paradis de la Teinture. L’Ange de l’Amour, dit le Zohar, vole plus vite que l’ange de la sérénité. La recherche de cette transparence, qui se confond avec le travail de l’art, a l’amour comme signature. D’où ces interférences, ces « mélanges mystiques ». A mi-distance du mondain et du spirituel (dans l’interpénétration du mondain et du spirituel, en quoi consiste l’essence de Mâyâ) gît le Mysterium Magnum, le Grand Mystère de la Totalité cosmique. L’amour est l’arc, l’esprit la flèche, et l’ars magna la cible.
L’art, selon l’intuition de sainte Hildegarde, indique la voie véritable : il est cette réminescence à moitié effacée d’une condition primitive dont nous sommes déchus depuis l’Eden.


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