Une vieille prostituée atteinte d’un cancer, à
un stade avancé, confie à son fils des bribes éparses
de sa vie. Au fil de ce récit décousu et aviné,
de ces histoires morcelées et discontinues se mêlent,
dans la tête du garçon, des souvenirs plus anciens
et un présent fictif qui vont donner un semblant d’humanité
à la gouaille de sa mère. Tout oppose le fils aux
mœurs contestataires et contemplatives et la mère
qui a traversé le génocide arménien, la
guerre 39-45, le Bruxelles des années cinquante, le milieu
du grand banditisme. La mère cherche à faire accepter
par son fils sa vénalité agressive et brutale comme
une fatalité et le fils, fasciné, l’écoute
dans un silence accablé et respectueux...
Plus grinçant encore que ne l’était Comment j’ai tué la Troisième Internationale situationniste,
à propos duquel Gérard Guégan écrivait
dans Sud Ouest : « Tenret est doué,
il écrit drôlement et c’est un joli roman picaresque,
et parfois rabelaisien qu’il nous offre. »














































































































































































































































