Oiseau de plomb (L’)

Auteur : Védrines, Jean

collection :

date de parution : 15 janvier 2001

Roman.

13 x 20 cm. 144 p. 13,75 €.

Collection : Littérature.

ISBN : 978-2-7291-1336-0

L’Oiseau de plomb est un roman lyrique et violent que Jean Védrines dédie à son grand-père, Charles Toussaint Védrines, aviateur célèbre de la guerre de 14, baptisé Jules par ses compagnons d’armes, qui le 21 avril 1919, voulant franchir les Alpes, tomba près du Rhône au creux de Thines.
Comme dans Château perdu, c’est la version légendaire de l’Histoire qu’invente Védrines. Il transfigure la mort de son grand-père, forge un récit mythique des guerres aériennes du XXe siècle, dessine une vérité que les chroniques ou les biographies ignorent. Une ville, au pied des Alpes, couchée le long d’un fleuve. Dans les airs, une poignée d’aviateurs, de têtes brûlées, à bord de leurs carlingues, qui, chaque nuit, quittent leur repaire montagneux pour bombarder l’ennemi. Parmi eux Toussaint, Râpière, Palinure, Bertrand de Born, et le mitrailleur Curzio, figure de Malaparte. Sur terre, l’Allemand qui occupe les villes prises, ravage les provinces du Sud ; et Faillefeu, le « dernier des hommes », qui voit mourir le pays de ses ancêtres et n’a d’autre salut que de passer un pont miraculeusement épargné. Ils bombardent la ville. S’écrase Curzio tandis que Toussaint cherche à enrôler des hommes, Faillefeu sûrement, pour continuer le combat.
Étrange et magnifique livre. Pour évoquer ces hommes qui sillonnent le ciel dans leurs carcasses rouillées, Védrines a cherché à réinventer une langue française imagée et rocailleuse, un parler issu d’une histoire très ancienne qui évoque, mieux que des dates ou des faits précis, la couleur d’un pays, la violence d’une époque.

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