Les villes ont le visage de ceux que l’on a aimés. Le New York de la fin des années 70, où Michel Bulteau croisa Lou Reed et Alan Vega, fréquenta Andy Warhol et Robert Mapplethorpe, n’est plus. À chaque détour de rue s’agitent des fantômes, ceux de Burroughs et de Ginsberg, de Kerouac et de Lindner. Souvenirs, anecdotes, poèmes donnent à la ville une réalité fantasmatique. Quelles autres bouées devant la mort et le vide que la poésie, la musique, la peinture ? La drogue ? « Naturellement, écrit Bulteau, il n’y a pas de sainteté de la drogue sans sainteté de la poésie. »





























































































































































































































































